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Recherche et innovation : l’ANRT et le MEDEF appellent à un nouveau pacte public-privé

Publié en septembre 2026, le manifeste porté par l’ANRT et le MEDEF, avec leurs partenaires, propose de placer la recherche et l’innovation au cœur de la réindustrialisation et de la souveraineté française. Son ambition : renforcer les coopérations entre recherche publique et entreprises pour transformer davantage de découvertes scientifiques en innovations, en activités productives et en emplois dans les territoires.
Une mobilisation collective, dans le prolongement des Assises de la recherche partenariale
Ce manifeste prolonge les travaux des Assises de la recherche partenariale du 2 décembre 2025, organisées par l’ANRT et le MEDEF à l’Institut de France. Dirigeants d’entreprise, chercheurs, universitaires et parlementaires s’étaient réunis autour d’une conviction commune : amplifier les collaborations entre les mondes académique et économique pour renforcer la capacité d’innovation de la France.
Le document traduit cette mobilisation en propositions. Aux côtés de l’ANRT et du MEDEF, il associe France Industrie, le Réseau des Carnot, le Cetim, le Comité Richelieu, le Réseau CTI, l’Association française des centres de ressources technologiques et l’Association des sociétés de recherche sous contrat.
Un cap : atteindre 3 % du PIB consacré à la R&D en 2032, puis 4 % en 2037
Le manifeste souligne le risque d’un décrochage technologique et industriel, alors que l’effort français de recherche et développement reste proche de 2,2 % du PIB. Pour y répondre, il appelle à renforcer conjointement la recherche publique, l’investissement des entreprises et les coopérations qui permettent de passer des découvertes scientifiques à leur application industrielle.
L’objectif proposé est de porter l’effort national de R&D à 3 % du PIB en 2032, puis à 4 % en 2037. Cette trajectoire s’inscrit dans un pacte public-privé fondé sur des engagements réciproques, avec quatre priorités déclinées en douze mesures.
Quatre priorités pour passer à l’action
Donner de la visibilité aux investissements et accélérer l’accès au marché. Le manifeste préconise notamment de stabiliser le crédit d’impôt recherche et de consacrer 10 % de la commande publique à l’innovation. L’objectif est de sécuriser les décisions d’investissement des entreprises tout en créant des débouchés pour leurs solutions innovantes.
Inscrire les choix technologiques dans la durée. Une programmation industrielle et technologique sur dix ans et un nouveau programme d’investissements prenant le relais de France 2030 permettraient de soutenir les technologies stratégiques. Le manifeste appelle également à renforcer les outils européens de soutien aux innovations de rupture.
Faciliter l’accès des entreprises à la recherche dans les territoires. Il s’agit de mieux coordonner les acteurs et les dispositifs existants, plutôt que de multiplier les outils. Les propositions visent une offre de recherche et de transfert plus lisible, organisée autour des besoins des entreprises, notamment des PME et des ETI.
Développer les compétences et rendre les carrières scientifiques plus attractives. Le texte propose de susciter davantage de vocations, de renforcer les liens entre formation, recherche et entreprises, et de favoriser les parcours entre laboratoires publics et secteur privé. Il préconise aussi le rétablissement, sous conditions, du dispositif « jeune docteur » pour encourager le recrutement de docteurs en entreprise.
Faire de la recherche et de l’innovation une priorité nationale
À l’approche de l’élection présidentielle, l’ANRT et ses partenaires entendent porter ces propositions auprès des équipes de campagne. Leur démarche appelle à un engagement durable : donner aux acteurs publics et privés les moyens de travailler ensemble, avec des objectifs partagés et une visibilité suffisante pour préparer l’avenir industriel du pays.
Consulter le manifeste complet ici.